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Le vote des communistes doit être respecté ! |
Les 29 et 30 octobre dernier, les adhérents du Parti
communiste français ont voté pour déterminer leur base commune pour le 34e
congrès.
Ils devaient choisir entre trois textes : celui de la
direction nationale, celui de La Riposte (un groupe trotskiste qui pratique
l’entrisme au Pcf depuis quelques années), et le texte « Faire vivre et
renforcer le Parti communiste, une exigence de notre temps », soutenu par
plusieurs rassemblements, dont la Gauche communiste, les camarades de la
section de Vénissieux, ceux de la section du 15e arrondissement de
Paris, Réveil communiste, … et des personnalités comme Henri Alleg, Henri
Martin, André Gérin, Jean-Claude Danglot.
Première remarque : le nombre d’adhérents et de
cotisants par rapport au 33e congrès s’est considérablement érodé.
Entre le 33e et le 34e congrès, le Pcf perd plus de
20 000 adhérents. Il y a lieu de s’interroger sur cette érosion, d’autant
que la direction nationale a longtemps prétendu avoir enregistré un
renforcement des effectifs depuis la campagne de 2005 contre le Traité
constitutionnel européen. Ces adhérents ne sont manifestement pas restés au
Parti : pour quelle(s) raison(s) ?
Deuxième remarque : avec 24 %pour notre
texte et 15 % pour le texte de La Riposte – sur lequel il y a eu
confusion, à cause de titres très proches et parce que beaucoup de communistes
n’ont pas compris ce qu’était La Riposte – les communistes qui se revendiquent
pleinement du marxisme représentent 39 % des adhérents. C’est une donnée
politique nouvelle, qui devrait peser dans les débats du congrès.
Troisième remarque : plusieurs fédérations ont
mis notre texte en première position. C’est le cas du Pas-de-Calais
(76 %), des Ardennes (56 %), du Nord (41 %), de la Haute Saône
(92 %), du Tarn (49 %). Dans plusieurs départements, nous dépassons
les 30 % de votants : l’Aisne (40%), l’Isère (30 %), la Manche
(33 %), le Rhône (44 %), le Var (34 %), la Haute Vienne (36%).
Dans deux départements très ouvriers, l’attachement à un parti véritablement
communiste l’a largement emporté. Ce sont des résultats significatifs.
Quatrième remarque : le peu de temps qui s’est
écoulé entre le moment où les adhérents ont reçu les textes et le vote n’a pas
permis aux communistes d’avoir le temps de réfléchir et de débattre. Beaucoup
ont donc voté sans avoir tous les éléments, d’autant que la direction nationale
n’a rien fait pour organiser la présentation des textes. C’est la démocratie en
service minimum !
Cinquième remarque : la bataille du congrès ne
fait que commencer. L’attitude rigide de la fédération du Rhône – qui a tenté
ni plus ni moins que de refuser en bloc le vote de la section de
Vénissieux –, ou l’attitude grotesque de la fédération de Paris – qui élimine
près de 50 adhérents de la section du 15e arrondissement de Paris –
montrent que les pratiques sectaires sont toujours d’actualité.
Nous devons donc nous battre aujourd’hui sur deux
fronts :
- les amendements au texte de la direction nationale, car cette
« base commune » ne satisfait personne, à commencer par ceux qui
l’ont votée
- la question des directions : il est de plus en plus
question de la succession de Marie-George Buffet. Notons que la première
intéressée n’a toujours pas la correction de dire quelle sera son
attitude : va-t-elle se maintenir ou passe-t-elle le flambeau ?
Ensuite, qui seraient le ou les successeurs potentiels : il est hors de
question que les communistes soient dépossédés du choix de leur direction,
comme cela s’est trop souvent fait dans le passé. Ce ne serait pas sans
incidence que le Pcf soit dirigé par un communiste se revendiquant ouvertement
du réformisme, ou par un communiste de « dernière génération » comme
ceux dont les noms circulent.
La bataille du congrès s’ouvre : soyons offensifs,
restons mobilisés, avec l’esprit d’ouverture et de travail en commun qui a
caractérisé l’élaboration du texte « Faire vivre et renforcer le
Pcf ». Plus que jamais, les communistes mettent leur espoir dans
l’union des différentes sensibilités de gauche au sein de leur parti.
| La crise est-elle terminée ?
Les mêmes qui ont été ébranlés ces dernières semaines par
l’effondrement des bourses et le crash financier semblent reprendre du
« poil de la bête ».
Entre les politiques coordonnées des Etats de l’Union
européenne, le plan Paulson, et les appels au calme venus de toutes les places
boursières, les tenants du capitalisme espèrent bien avoir passé le cap et
éviter un effondrement du système financier international.
Aujourd’hui, il est de bon ton de prétendre que la crise
aura, certes, des effets, mais qu’ils vont être jugulés parce que l’on a pris
conscience, dans les hautes sphères politiques et les hautes sphères
financières, qu’il fallait « réguler » le système financier
international.
Ce qui est sûr, c’est que la crise n’en est qu’à ses débuts.
Le plan Paulson ou les mesures prises par l’Union européenne ne sont que des
rustines qui ne tiendront pas longtemps.
Les capitalistes ont bien l’intention de faire payer la
crise aux pauvres. Les millions injectés dans les banques et autres
établissements financiers ne seront pas investis pour sauver des entreprises et
des emplois. Qui plus est, sous couvert de la crise, de nombreuses entreprises
entament des « plans sociaux », qui vont encore aggraver la situation.
Tous les jours, on entend telle grosse entreprise qui met ses salariés au
« chômage technique », telle autre qui envisage de fermer des sites
de production, telle autre encore qui licencie ses travailleurs intérimaires et
qui envisage d’autres mesures de licenciement. La crise a bon dos : il
s’agit ni plus ni moins que de poursuivre les politiques délibérément
destructrices d’emplois qui ont contribué à déséquilibrer le système
économique.
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Peut-on réguler le système capitaliste ?
La question mérite d’être posée, mais elle porte en
elle-même la réponse. Le système capitaliste ne se « régule » pas. Au
mieux, comme au lendemain de la 2e guerre mondiale dans un contexte
bien particulier de rapport de forces favorable au monde du travail, on peut
contraindre les capitalistes à rogner sur une partie de leurs profits pour les
reverser sous forme de salaires et d’avantages sociaux. Mais le contexte actuel
est loin d’être favorable aux peuples. Nous ne sommes plus dans une phase de
redistribution, mais bien dans une phase d’exploitation effrénée. Non seulement
la crise n’est pas terminée, mais pour la surmonter, le système capitaliste va
renforcer l’exploitation. Seuls les peuples, à condition d’être déterminés, peuvent
desserrer l’étau de l’exploitation capitaliste. Les mesures à la marge, la
« régulation », la plus grande intervention des Etats sont des
leurres. La seule « solution » à la crise, c’est le renversement du
système capitaliste ! C’est le discours que doivent porter les
communistes, tout comme nous devons nous battre au jour le jour contre les
attaques que subissent les salariés. Décidément, un boulevard s’ouvre pour les communistes. Ne
ratons pas cette opportunité.
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L’élection de Barak Obama
Barak Obama vient d’être élu président des Etats-Unis.
Est-ce une bonne ou une mauvaise nouvelle ? Une chose est sûre en tout
cas, l’élection de Mac Cain aurait été une catastrophe. Dans la lignée de Bush,
il aurait attaqué l’Iran et la Syrie, poursuivi la politique économique
ultra-libérale de ses prédécesseurs, leur politique liberticide, etc.
Obama a annoncé au cours de sa campagne son intention
d’arrêter la guerre en Irak. Par contre, il défend l’option inverse sur
l’Afghanistan en promettant l’accroissement des troupes américaines dans ce
pays déjà ravagé.
Les Américains placent en Obama des espoirs immenses.
N’oublions pas qu’il reste l’homme des trusts et des grandes entreprises, qui
ont largement financé sa campagne (comme ils ont aussi financé celle de Mac
Cain).
Espérons en tout cas qu’il tiendra certaines de ses
promesses de campagne, à commencer par le retrait des troupes américaines en
Irak.
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CAMIF
Camif Particuliers, qui emploie 780 salariés, vient d’être
mise en liquidation judiciaire. Concrètement, cela signifie que l’entreprise
sera dépecée et les salariés licenciés. Quant à Camif SA, elle est mise en
redressement judiciaire. Les salariés manifestaient le 30 octobre dernier
devant le ministère de l’Economie et des Finances. Quelques heures auparavant, le secrétaire d’Etat à
l’Industrie, Luc Chatel, avait annoncé aux salariés que l’Etat s’engageait à
les « reclasser ». On sait ce que valent ces promesses faites devant
les caméras de télévision, et comment les salariés se retrouvent ensuite seuls
face au chômage. Il n’était bien entendu pas question de laisser la possibilité
à une solution de reprise.
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Grèves dans les grands magasins
800 salariés étaient en manifestation le 18 octobre dernier
boulevard Haussmann pour protester contre l’allongement des horaires
d’ouverture aux Galeries Lafayette et au Printemps. Les salariés des grands
magasins sont les premières victimes des horaires à rallonge, et des
« ouvertures exceptionnelles » les dimanches et jours fériés. La CGT du commerce a lancé une pétition contre l’ouverture
des magasins le dimanche. Vous pouvez la signer sur le site :
http://www.commerce.cgt.fr/spip.php?article253
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Innommable !
Sarkozy en rêvait, sa majorité l’a fait ! A l’occasion
du vote de la loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2009, les
députés de droite ont enfoncé un coin dans le principe de la retraite à 65 ans
en faisant passer un amendement qui « autorise » les salariés à
travailler jusqu’à 70 ans ! Pour les députés de droite, il s’agit de
donner aux salariés la « liberté de travailler plus longtemps ». C’est
surtout une remise en cause de l’âge maximum du départ à la retraite.
Dans le même temps, le gouvernement a obtenu la suppression
de l'extension du « forfait social » de 2 % payables par les
employeurs aux parachutes dorés, aux stock-options et aux actions gratuites.
C’est ça, la lutte de classes !
| Renault SandouvilleA Renault Sandouville, 1 000 emplois sont menacés sur
les 3 700 que compte l’usine. Le 13 octobre, la CGT bloquait l’entrée de
l’usine pour protester contre le chômage technique imposé aux salariés. Bien
entendu, la presse unanime joint ses pleurs à ceux du Pdg de Renault pour
déplorer la situation. Mais elle ne met évidemment pas en cause la direction
commerciale de Renault qui se trompe sur ses prévisions de production, et qui
en fait payer le prix fort aux ouvriers ! La direction de Renault a tenter d’obtenir du Tribunal du
Havre une astreinte de 1 000 euros par salariés et par heure de blocage.
Le Tribunal des référés l’a finalement déboutée, les militants syndicaux
dénonçant une atteinte au droit de grève et au droit de manifestation.
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